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Habitat connecté : Tout communique !

Écrit par Laurent Feneau le 11 août 2017. Rubrique Objets connectés

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Si l’ensemble des segments du marché de l’habitat connecté augmentent leur chiffre d’affaires ces derniers mois et bénéficient d’intentions d’achats bien orientés pour l’année en cours, l’internet des objets (IoT) reste et demeure un univers sur lequel l’ensemble des consommateurs souligne un manque d’informations et une valeur d’usage aux contours parfois flous. Bref, beaucoup reste à faire, tant du côté des industriels que des distributeurs…

Si la dernière étude publiée par GfK dresse un bilan positif pour le marché des biens techniques sur l’année 2016 (+2 %), ce dernier reste et demeure en partie tiré par le segment des objets connectés (IoT), nouvel eldorado des industriels du secteur. Mieux – toujours selon GfK – la révolution des nouveaux objets connectés, si longtemps espérée par l’ensemble de la profession, commence à se concrétiser, tant au niveau de leur présence en linéaires que des actes d’achat eux-mêmes. Le panelliste valorise ainsi le marché de l’IoT grand public à quelque 440 millions d’euros, soit une croissance de 19 % des ventes sur la période étudiée…
Mais si l’habitat connecté représente un évident gisement de valeur, le succès annoncé tarde à se concrétiser… Certes, la croissance du secteur de l’IoT est considérable, mais la part du connecté dans l’univers des biens techniques demeure relativement faible, voire anecdotique si on restreint le champ d’études au marché de l’électroménager : à peine 5 % du chiffre d’affaires du premier et environ 2 % de celui du second. Pas de quoi pavoiser donc. D’autant que si la maison connectée bénéficie d’un taux de notoriété stable (80 %), seuls 11 % des Français se disent intéressés par le concept de Smart Home selon la dernière étude GfK sur les attentes du consommateur par rapport aux objets connectés. Bref, de nombreux freins au développement du marché persistent : offre encore trop restreinte, distribution limitée, positionnement tarifaire jugé souvent trop haut de gamme, etc. Mais plus problématique encore, la connectivité ne semble pas être suffisamment expliquée aux consommateurs puisque ceux-ci déclarent ne pas acheter d’objets connectés d’abord parce qu’ils ne perçoivent pas les usages qu’ils permettent.
Au final, l’ensemble très hétéroclite que représente l’Internet des Objets pose question. Chez les consommateurs, mais également chez les industriels. Si ces derniers s’accordent sur la place incontournable que les produits connectés prendront dans notre quotidien, ils s’interrogent encore sur les moyens à mettre en œuvre pour mieux conquérir le grand public, curieux, mais attentiste. « Depuis la simple création de rayons dédiés jusqu’à la communication au sens large, les chantiers restent nombreux pour les acteurs des marchés connectés, constate ainsi François Klipfel, Directeur général adjoint GfK Consumer Choices France. Et de préciser, « si tous comprennent l’enjeu d’installer rapidement et massivement ces produits dans les foyers, ils cherchent encore le schéma gagnant. Certains cherchent à sortir de leur rôle de simple industriel afin de se positionner comme prestataire de services. Une évolution des plus positives qui peut non seulement apporter de la valeur au marché de l’IoT, mais également donner davantage de visibilité – voire de crédibilité – à ces professionnels vis-à-vis des consommateurs ».

Souriez, vous êtes filmé !
Cette évolution qui voit les fabricants se positionner sur le service est plus particulièrement repérable sur le marché actuellement le plus porteur de l’habitat connecté : celui de la sécurité. Toujours selon GfK, la protection de la maison apparaît en effet comme le premier levier de développement du marché de l’habitat connecté sur l’Hexagone. La dernière étude du panelliste fait en effet état du palmarès des équipements connectés les plus populaires chez les Français. Sans surprise – et pour la deuxième année consécutive ! –, les deux produits en tête des intentions d’achats constituent les deux produits leaders du marché de la sécurité connectée : la caméra et l’alarme (respectivement 19 et 13 %). Paradoxe des plus étonnants : si nos compatriotes sont en attente de davantage de sécurité pour leur domicile, ils n’identifient pas pour autant les solutions capables de protéger celui-ci contre les effractions et autres intrusions. En effet, selon le Smart Home Research Group*, les Français déclarent être soucieux de la protection de leur habitation, mais seuls 9 % d’entre eux ont déjà entendu parler de caméras IP**. Le Smart Home Research Group rejoint dans ce sens les conclusions de la dernière étude GfK pointant du doigt la méconnaissance du grand public de l’IoT, de ses usages et avantages. D’où l’urgence de faire preuve de pédagogie envers le consommateur… Et plus particulièrement encore sur le secteur de la sécurité où les équipements intègrent des technologies à forte valeur ajoutée.
Pour l’heure, à défaut de pédagogie, les industriels concentrent leurs efforts sur la simplicité des équipements et tentent de mettre sur le marché des solutions facilitantes, destinées à ouvrir le marché au plus grand nombre. Une évolution particulièrement repérable sur le segment des caméras connectées.

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Service à la clé…

Bref, les industriels se mettent en quatre pour lancer sur le marché des offres sur mesure. Comme évoqué plus haut, il ne s’agit plus en effet de s’en tenir à une seule offre de produits, mais également de se positionner sur le service. Ainsi, si Delta Dore, avec son offre de caméras Tycam, répond aux besoins les plus courants en matière d’auto surveillance, il se différencie nettement des autres acteurs du marché avec sa nouvelle offre de services. Depuis janvier dernier, la société bretonne propose en effet un service d’auto surveillance complet qui permet aux particuliers de gérer personnellement et efficacement, la sécurité de leur propre domicile depuis un mobile ou une tablette. « L’objectif est de mettre à disposition de tous y compris des plus petits budgets des solutions performantes associées à une offre de services complète et accessible à moins de 15 € par mois », explique ainsi Stéphane Berlioz Latour, Directeur Marketing Delta Dore.
On l’aura compris, produits et services permettent désormais de tout surveiller, la maison bien sûr, mais également le courrier de ses habitants…
Surveiller sa maison c’est bien, en gérer et contrôler les accès depuis son Smartphone, c’est mieux… C’est ce que propose le groupe Assa Abloy. Après avoir lancé en 2016 sa serrure connectée ENTR Vachette, le groupe mise désormais sur l’interopérabilité de systèmes complets capables d’intégrer tous les équipements de la maison dédiée à la sécurité connectée. Il commercialise ainsi cette année une nouvelle solution baptisée Smart Living Yale. Cette gamme qui a déjà fait ses preuves en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, permet de connecter sous la même application, l’ensemble des produits indispensables à la sécurité de la maison, à savoir une serrure ENTR, un Juda numérique et un pack alarme, le tout avec plusieurs options disponibles. La gestion de l’ensemble des équipements peut se faire depuis un Smartphone ou une tablette et via une connexion en wifi et Bluetooth crypté.

Sécurité : vers plus de convergence ?

Même exigence d’interopérabilité chez D-Link, leader mondial de l’infrastructure de mise en réseau. Rappelons ainsi que ce dernier a lancé dès 2016, le kit de sécurité mydlink intégrant caméra, sirène, capteurs et box, le tout configurable en un tour de main et pilotable grâce à l’application gratuite mydlink Home.
Certains vont toutefois plus loin que d’autres… C’est le cas chez Bosch, leader mondial de la sécurité professionnelle. « Nous fabriquons de longue date des équipements de sécurité pour les entreprises, les gares et les aéroports, nous avons donc la plus grande légitimité pour proposer aujourd’hui de nouvelles solutions à destination du grand public sur le secteur de la sécurité connectée », explique d’emblée Laurent Fantino, Directeur France Bosch Smart Home. L’industriel lance ainsi un écosystème complet proposant tout une série de solutions autonomes connectées dédiées à la sécurité, mais également au confort de la maison (chauffage et éclairage). Baptisé Bosch Smart Home, « notre solution a vocation à réinventer la maison en la rendant plus sûre, plus confortable, mais également plus économique », poursuit Laurent Fantino. L’ensemble du système est piloté par la box Contrôleur Bosch Smart Home, capable de gérer tous les accessoires spécifiques au confort thermique et à l’éclairage de l’habitat, mais également et surtout les caméras de surveillance et les détecteurs proposés par l’industriel. La Caméra 360 ° dédiée à la surveillance de l’intérieur de la maison mise avant tout sur la discrétion. « Un seul toucher du bout du doigt et la partie supérieure de l’équipement se rétracte dans son socle », confirme le Directeur France Bosch Smart Home. La caméra Eye, équipé d’une ampoule, permet quant à elle de garder un œil sur l’extérieur de la maison, de jour comme de nuit. Complétés par un système d’alarme – détecteurs contact de porte/fenêtre et détecteurs de fumées –, les deux équipements filment en HD, sont pilotables à distance via l’application Bosch Smart Home et ont décrochés le Design Award 2017 sur la dernière édition des Red Dot Award.
Enfin, Delta Dore n’est pas en reste sur cette démarche de convergence et travaille d’arrache-pied afin de proposer des solutions complètes intégrant en un seul écosystème tous les équipements dédiés à la sécurité de l’habitat.
Cette nouvelle génération d’équipements vient répondre à un réel besoin si l’on en croit la dernière étude réalisée par GfK qui pointe le confort et la sécurité comme les deux principales préoccupations des Français en matière d’habitat connecté : respectivement 30 et 22 %. Même écho du côté du Smart Home Research. Selon ce dernier, l’appareil smart le plus connu et le plus populaire est à 47 % le thermostat intelligent. Rien d’étonnant donc à ce que selon la dernière étude GfK, 11 % de nos concitoyens entendent ces prochains mois acquérir des équipements sur le segment du confort thermique connecté… Si comme pour la sécurité connectée, les solutions disponibles actuellement sur le marché sont légion, toutes – ou presque – permettent à l’utilisateur de contrôler à distance les différents paramètres de sa chaudière : température, arrêt, démarrage, etc. Le principe de fonctionnement de toute installation de chauffage connecté réside généralement dans la pose des équipements en deux parties : le thermostat sur lequel on règle la température, et le relais qui communique en WiFi avec la box Internet.
Même volonté d’interopérabilité et de simplification chez Bosch avec l’écosystème Bosch Smart Home qui, comme évoqué plus haut, permet de gérer avec une seule application la sécurité d’accès à la maison, mais également le confort thermique de l’habitat. « L’écosystème gère les têtes de robinets thermostatiques de manière centrale ou pour chaque pièce de manière indépendante », précise Laurent Fantino (Bosch). De même, communiquant avec les thermostats de radiateur, mais également les contacts de porte/fenêtre, la box Contrôleur Bosch Smart Home est capable de gérer un grand nombre de scénarios. « Programmer l’allumage du chauffage en fonction de l’heure de retour à la maison, choisir la température en fonction du temps de présence dans telle ou telle pièce, tout est possible », poursuit le Directeur France Bosch Smart Home. Enfin et surtout, l’écosystème a été pensé afin de simplifier la vie de l’utilisateur, notamment au moment de l’installation. Résultat, chaque équipement – y compris ceux dédiés au confort thermique – intègre un QR Code. Il suffit de scanner celui-ci avec un Smartphone et de se laisser guider par le tutoriel en ligne…

Le siècle des lumières connectées ?

Si le confort thermique est l’une des préoccupations majeures des Français en matière d’habitat connecté, l’éclairage n’est pas loin derrière… 5 % des personnes interrogées par GfK ont en effet des intentions d’achat sur le segment du Smartlighting pour 2017. Rien d’étonnant donc à ce que la plupart des industriels travaillent actuellement sur de nouvelles applications en matière d’éclairage connecté. On comprend d’ailleurs très bien leurs motivations… Selon le cabinet d’analystes ABI Research, les LED connectées pourraient en effet représenter 30 % du chiffre d’affaires global généré par les ventes d’ampoules LED en 2020 ! Bref, bien que le marché reste embryonnaire – un peu plus de 3 millions d’unités vendues en 2016 sur l’Europe – l’heure est plus que jamais à la lumière intelligente et connectée et travaux et recherches vont bon train dans ce sens. D’autant que – comme évoqué plus haut – le mouvement de convergence technologique en faveur d’écosystèmes complets permettant de piloter et de gérer tous les objets connectés de l’habitat tend à accélérer le rythme des innovations. Ainsi, si le Mini note + d’Urmet permet de gérer chauffage et accès à la maison, son interface utilisateur avec 8 commandes domotique et 4 boutons scénarios donne la possibilité à l’utilisateur de créer des ambiances lumineuses et de gérer celles-ci à distance.
Si les nouveaux arrivants comme Urmet se bousculent aux portes de ce nouveau marché des plus lucratifs, les acteurs historiques de l’éclairage ne sont pas en reste. Certains participent même activement du dynamisme du marché. Fort de son rapprochement avec le fabricant de Leds MLS, Ledvance lance ainsi sa nouvelle gamme Smart Plus. Réunissant ampoules, spots, ruban LED, appliques et plafonniers, le tout est pilotable à distance grâce à la base Gateway et l’application à télécharger gratuitement. « Notre objectif est de proposer une solution d’éclairage connecté compatible – via le protocole ouvert Zigbee 3.0. – avec tous les systèmes existants y compris avec la gamme Lightify lancée l’an dernier », explique Sylvie Baranek, Directeur Marketing Europe Sud Ledvance. Dans le détail, via l’application Home Kit, l’utilisateur peut moduler sa lumière de mille et une façons : varier du blanc froid au blanc chaud, changer les couleurs, ajuster l’intensité ou encore programmer indépendamment chaque source lumineuse environnante sur place ou à distance. « Plusieurs modes sont ainsi disponibles pour gérer automatiquement différentes ambiances lumineuses et créer des scénographies adaptées aux besoins de chaque consommateur. En clair, les programmes se modulent selon le quotidien et les habitudes de l’utilisateur et l’application permet de contrôler simultanément  plusieurs dizaines sources lumineuses environnantes », ajoute Sylvie Baranek (Ledvance). Et de préciser, « nous lançons dans un premier temps les ampoules standards, flammes ainsi que les rubans LED et complèteront la gamme Smart Plus ces prochains mois. A noter que tous nos luminaires à LED intégrés à sortir en 2017/2018 sur le segment haut de gamme seront connectés. L’utilisateur aura ainsi accès à une gamme des plus complètes, d’autant que celle-ci intègrera à terme un interrupteur connecté, capable de prendre le relais du Smartphone lorsque cela est nécessaire ».

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Réseaux à gogo !

Si Ledvance a choisi le système ouvert Zigbee, rappelons que les protocoles sont actuellement légion sur le marché de l’habitat connecté (voir encadré). D’autant que si certains intervenants rallient des protocoles existants, d’autres suivent des voies plus personnelles. Delta Dore a ainsi opté pour un protocole “propriétaire”. Baptisé X3D, celui-ci a été développé par l’industriel lui-même qui a à cet effet développé un langage ad hoc. Soit au final une interopérabilité maximale – optimisée dans le cadre du regroupement de fabricants Confluens*** – sur tous les segments de l’habitat connecté. Sécurité, confort thermique, mais également éclairage, secteur sur lequel l’entrepreneur breton propose de nombreuses solutions permettant de piloter les sources lumineuses de la maison via des micromodules à placer derrière les luminaires et les interrupteurs.
Fort logiquement connexe à celui de l’éclairage, le segment des interrupteurs et prises de courant connectés n’est d’ailleurs pas en reste… Selon GfK, il concentre en effet 4 % des intentions d’achats pour 2017. Côté industriels, l’innovation va bon train. Ainsi, après avoir lancé en 2016 Eliot, son propre programme dédié à l’IoT, Legrand s’associe à Netatmo pour proposer Céliane with Netatmo : une gamme de prises, de variateurs et d’interrupteurs connectés, présentée à Las Vegas au dernier CES.

L’audio connecté passe le mur du son !

Au final, à l’image de n’importe quel objet connecté, la convergence des technologies de l’éclairage et de l’électronique permet désormais de sortir l’ampoule de sa seule fonction historique – celle d’éclairer – et de jeter des passerelles vers un nombre quasi illimité de nouveaux univers. A commencer par celui du son, ce dernier bénéficiant également de toutes les attentions des industriels en matière de connectivité. Awox propose ainsi depuis plusieurs années une gamme complète d’ampoules bénéficiant de nombreuses applications audio. Rien d’étonnant à cela lorsque l’on sait que le marché de l’audio affiche depuis quelques années une croissance durable et marquée.
Un dynamisme qui n’est pas étranger au succès des équipements audio connectés qui tire l’ensemble du segment vers le haut ces derniers mois. « La transition vers le connecté – qui représente 70 % des ventes en audio – est maintenant terminée. Reste désormais à bien organiser son linéaire pour permettre une montée en gamme et se rapprocher des performances observées au Royaume-Uni et en Allemagne », explique Camille Oriot, consultante Audio, GfK CC. Partie intégrante de la dynamique du Smart Audio, la technologie multiroom continue à gagner des parts de marché conséquentes. Faut-il s’en étonner ? Non si l’on connaît les nombreux avantages du multiroom – notamment la distribution sans fil de contenus sonores (musique, ambiances, etc.) dans plusieurs pièces de l’habitation – et sa simplicité d’installation : pas de câbles à tirer ni de configuration informatique complexe à maîtriser. Tout fonctionne via le réseau local existant, généré par la Box du fournisseur d’accès à Internet. Rien d’étonnant donc à ce que les équipements hifis proposant la fonctionnalité multiroom affiche une croissance de +27 % avec 260 000 pièces vendues en 2016. Cette technologie reste toutefois (trop) minoritaire dans les linéaires. En effet, quand le chiffre d’affaires du multiroom sur l’Hexagone représente 18 % du marché de la Hi-fi, il pèse déjà pour 1/3 en Allemagne et même 40 % au Royaume-Uni. Cette tendance laisse alors la part belle aux enceintes sans fil en France, parfois appelées stations d’écoute (même si le dock a désormais disparu). 2016 affiche un nouveau record de vente avec 2,9 millions d’unités vendues, en hausse de +14 % par rapport à 2015. Mieux, GfK recense à fin 2016 plus d’un foyer français sur 5 possédant au moins une enceinte sans fil. Outre l’offre qui se démultiplie en linéaire, quelques fonctionnalités se développent. C’est le cas de la fonction outdoor qui nomadise un peu plus l’usage de ce produit et vient conforter le binôme enceinte-smartphone.

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Casque de pointe

Les équipements nomades – ou wearables – ont effectivement le vent en poupe. Les attentes sont particulièrement fortes sur ce marché émergent. La jeunesse de cet univers explique d’ailleurs que les tendances soient un peu en dessous de ce qu’on pouvait espérer cette année avec 1,2 million d’unités pour un chiffre
d’affaires de plus de 220 millions d’euros. Certains segments s’en tirent toutefois très bien. C’est le cas de celui des casques audio qui augmente son chiffre d’affaires de 6 % en 2016. A noter que certaines familles de produits – les plus en phase avec le Smartphone – se développement à vitesse grand V. C’est le cas du casque sport qui double son chiffre d’affaires sur la période étudiée avec quelque 400 000 unités vendues. Bref le casque audio a le vent en poupe et plus particulièrement encore le casque Wireless, autrement dit le sans-fil…
Rien d’étonnant à cela lorsque l’on sait que le marché est dynamisé par les services R&D de la plupart des grandes marques audio et – sur ces segments les plus pointus – par de nouveaux entrants. Skullcandy, marque américaine fraichement arrivée en France a ainsi pour objectif de proposer une offre alternative et différenciante avec des casques légers et particulièrement compacts. Son produit phare – le Crusher Wireless – vise ainsi une cible précise : les 18-35 ans, autrement dit un public recherchant une signature sonore forte, notamment sur les basses. « Le Crusher est réputé pour la restitution de basses haptiques directionnelles ; en clair, deux membranes à l’intérieur règlent l’amplification des basses que l’utilisateur peut entendre, mais également ressentir physiquement », explique Mikaël Gauzi, Directeur France de Skullcandy. Au-delà, l’équipement nomade utilise le Bluetooth 4.0. qui permet d’obtenir une qualité de son équivalente à celle que peut restituer le filaire. Enfin, si les ingénieurs de la marque travaillent actuellement à adapter le Crusher Wireless à des plateformes ouvertes, ce dernier est déjà utilisable dans une configuration Home Cinema.
Las, le marché du Home Cinema est à la traine en 2016… Ce dernier passe en effet sous la barre symbolique des 100 000 pièces vendues sur la période étudiée, soit un recul de 30 %. Ainsi sur le secteur de l’audio-vidéo de salon, seule la barre de son**** est en croissance, avec 540 000 pièces vendues en 2016 (+4 %). Mieux, sur 10 produits home cinéma achetés aujourd’hui sur l’Hexagone, 9 sont une barre de son… « Le nombre d’appareils vendus a augmenté de +50 % en juin, entraîné par l’explosion de la demande en téléviseurs », poursuit Camille Oriot (GfK CC). Alors, question : quels sont les leviers de croissance pour le Home Cinema ces prochains mois ? Le connecté bien sûr ! Et plus précisément le multiroom… « Le marché de la Hi-fi et l’intégration de fonctionnalités multiroom peuvent inspirer les fabricants », confirme ainsi la consultante audio de GfK CC. D’autant que cette fonctionnalité séduit déjà les consommateurs français… En 2016, une barre de son sur 10 vendues intègre la fonction multiroom. C’est entre autres les cas de la nouvelle barre de son Orange. Oui Orange… L’opérateur souhaite en effet que les utilisateurs de la fibre et du dernier décodeur TV Orange profitent pleinement du son Dolby Atmos. Pour ce faire, il a travaillé en partenariat avec Dolby et le constructeur français Cabasse, filiale du groupe AwoX, deux références du domaine acoustique. Résultat, une barre de son immersif, un caisson de basse d’une puissance de 180 watts et une qualité de son diffusable dans toute la maison…

2020, odyssée de la cuisine connectée

Bref, il faut s’attendre à ce que le multiroom – comme son nom l’indique – s’étende à horizon 2020 à toutes pièces de la maison… Et peut-être même jusqu’à la cuisine. Dédiée au “bien manger”, mais également au bien-être et au bien recevoir, cette pièce prend en effet de pus en plus de place dans l’habitat hexagonal. Rien d’étonnant donc à ce que les Français y passent de plus en plus de temps et les attentes soient nombreuses sur la connectivité de cette pièce et celle de ses équipements, notamment sur le GEM et le PEM culinaire. Selon le dernier sondage Toluna QuickSurveys*****, 80,1 % des Français se déclarent intéressés par une ou plusieurs fonctionnalités de la cuisine connectée (+3,9 points en 5 mois), contre seulement 19,9 % de réfractaires ou sans avis. Les consommateurs sont plus particulièrement demandeurs d’alertes en cas de panne d’appareils (43,1 %). Ils sont également intéressés par la vérification de la présence effective de leurs produits favoris dans le réfrigérateur/congélateur (42,4 %) et par l’opportunité de consulter les recettes ad hoc en fonction de la disponibilité de ces produits (41,6 %). Viennent ensuite les alertes cuisson/validité des denrées (34 %), le lancement de la cuisson (31,3 %), la préparation selon la recette (30,4 %), la commande des produits qui vont manquer (30,2 %) et l’aide au suivi de régimes alimentaires (29,7 %).
Mieux, 25,6 % des Français envisagent d’avoir dans les douze mois un appareil de cuisine connecté (+2,6 points en 5 mois) et même 59,9 % d’ici trois ans (+1,3 point) ! « Pour les personnes interrogées, le concept de maison connectée évoque d’abord la surveillance et le confort thermique, mais la cuisine connectée dispose d’un énorme potentiel puisque 8 consommateurs sur 10 sont intéressés par ses fonctionnalités pour mieux anticiper les pannes des équipements de cuisine, le stockage des denrées, ou encore bénéficier d’une aide à la préparation des repas », analyse ainsi Philippe Guilbert, Directeur général de Toluna. Un message reçu cinq sur cinq par les industriels du GEM et PEM culinaire qui innove à tour de bras ces derniers mois. Résultat, les équipements culinaires sortis récemment sur le marché sont pour la plupart connectés.

Le connecté fait tourner les tables…

Le concept même de cuisine connecté n’a toutefois rien de nouveau. Les premières recherches sur ce domaine datent d’il y a plus de dix ans. Menées par les services R&D de Whirlpool, elles ont donné naissance à l’Interactive Kitchen Of the Future (EKOF), présenté il y a un an sur le salon Eurocucina à Milan, soit un écosystème complet avec un écran tactile connecté relié à un assistant culinaire intelligent chargé d’accompagner le consommateur pas à pas dans la réalisation de ses repas. « Celui-ci sera commercialisé l’an prochain aux Etats-Unis et en 2022 en Europe, le temps pour nous de réfléchir sur la valeur d’usage de ces innovations, celle-ci n’étant pas la même qu’outre Atlantique. Il faut en outre que la valeur d’usage paraisse évidente au consommateur européen, qu’il s’agisse de gain de temps, d’économie d’énergie, etc. L’appareil connecté devant au final être au service de l’utilisateur et non l’inverse », explique Bénédicte Hutin, Directrice de la Communication et des Marques Whirlpool Corporation France.
Ce qu’il est convenu désormais d’appeler le Smartcooking, ou cuisine intelligente, concerne les fours – voir la gamme premium Class 7 d’Hotpoint dont les fonctions Expert permettent d’automatiser les cuissons et de guide l’utilisateur dans ses préparations –, mais également les plaques de cuisson qui, au travers de nouvelles gammes, concilient fonctionnalités innovantes et design novateur. Grâce à la fonction SmartSense, les tables de cuisson à induction de Whirlpool gagnent effectivement en intelligence et deviennent de véritables assistants culinaires. « La nouveauté réside dans la présence d’un assistant de cuisson doté désormais de 63 programmes – contre 40 l’an passé – entièrement automatiques », poursuit Bénédicte Hutin. En clair, SmartSense demande à l’utilisateur d’indiquer le type d’ingrédients à cuire (viande, poisson, légume, œuf, etc.) et quelques autres renseignements (le mode de cuisson, l’épaisseur pour les pièces de viandes ou de poisson par exemple). Grâce à ces données, la table module la puissance des inducteurs et la durée de la cuisson de manière automatique. Résultat, une cuisson idéale rendant impossible toute erreur : plat trop ou pas assez cuit, cuisson non homogène, etc. Mais Whirlpool n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. « 6ème Sens Live, notre application, permet déjà de piloter plusieurs équipements au sein d’un écosystème unique. Notre objectif est d’élargir cet écosystème, nous travaillons entre autres à une nouvelle gamme de fours connectés sur laquelle nous lèverons le voile en 2018 », confie-t-on chez Whirlpool. Patience donc…

Connecté & valeur d’usage : un cercle vertueux ?

En attendant, le connecté jette des passerelles entre les différents univers du GEM et du PEM. C’est le cas chez chez Siemens où une gamme connectée particulièrement large réunit réfrigérateurs, congélateurs, fours, lave-vaisselle, lave-linge, sèche-linge et machines à café, le tout récemment rejoint par la table induction Air System iQ700 et la hotte Emotion Light Pro iQ700. Fruit de plusieurs années de travail de la part des services R&D du groupe, les différents équipements de la gamme sont connectés à une seule et même application baptisée Home Connect. Celle-ci fonctionne sur tablette, Smartphone iOS et Android et permet le pilotage à distance des appareils, mais également l’échange de données et d’informations entre les équipements. « Nos deux nouveaux équipements connectés – table à induction et hotte plate – sont des appareils positionnés sur le haut de gamme, ils apportent à ce titre une réelle valeur ajoutée au marché. Rappelons par exemple que notre hotte est contrôlable à distance (réglage de la vitesse d’extraction, de l’éclairage, notifications d’entretien, etc.) grâce à l’application Home Connect et que dès septembre prochain table et hotte communiqueront ensemble », commente Blandine Got, Directeur Marketing de la marque. Enfin, comme Whirlpool, Siemens mise ces prochains mois sur le développement de sa gamme d’équipements connectés. « De nouvelles fonctionnalités vont être amenées à enrichir la valeur d’usage des appareils. A terme, l’objectif est d’avoir un écosystème cohérent et homogène permettant une communication maximale entre les équipements », anticipe ainsi Blandine Got.
La gamme proposée par Bosch est fort logiquement complémentaire. Toutes les familles de produits sont représentées. Lave-linge et sèche linge, réfrigérateur, fours, hottes et tables à induction, sans oublier les lave-vaisselle, le tout connecté via la même application que Siemens (Home Connect). « Notre objectif était dès le départ d’offrir à l’utilisateur une application parfaitement sécurisée. Celle-ci garantit donc la parfaite confidentialité des données personnelles. Des experts en cyber sécurité ont minutieusement validé la fiabilité du système. Résultat, l’application a été testée et approuvée par l’organisme de certification allemand TÜV », confirme Guy Foare, Directeur projet Bosch Smart Home. Côté prospective, Bosch travaille actuellement sur Mykie, le concept du futur de Home Connect, soit un robot assistant de cuisine, en cours d’évaluation par BSH, déjà présenté à l’IFA 2016, CES Las Vegas 2017 et Living Kitchen 2017.

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Sols contre tous !

Dynamisme et innovation sont également au rendez-vous sur le très inspiré marché de l’entretien des sols. Celui-ci augmente en effet son chiffre d’affaires de quelque 5,7 % en 2016 selon les derniers chiffres GfK. Une belle santé qui n’est pas étrangère aux efforts des services R&D pour mettre sur le marché des aspirateurs robots intelligents et performants. Certes, les ventes sont plutôt stables par rapport à 2016 sur le segment des robots, mais certains s’en sortent bien. Très bien même… « Le marché stagne, mais nous continuons à prendre des parts de marché grâce à notre offre axée sur l’innovation et notre positionnement premium », assure ainsi Cécile Sornay, Directrice Marketing et Communication iRobot France. L’industriel vient ainsi de mettre à jour son application iRobot HOME en intégrant la nouvelle fonction “Clean Map” qui propose une cartographie post-nettoyage et affiche des informations sur les performances du robot Roomba. En clair, « la nouvelle fonction Clean Map de l’application iRobot HOME rend visibles les cartographies des 30 derniers cycles de nettoyage, permettant ainsi à ses utilisateurs de visualiser la zone totale nettoyée, la durée de la mission, les endroits où le robot a rencontré les concentrations les plus élevées de poussière ou de débris », détaille Cécile Sornay. L’industriel n’entend toutefois pas s’arrêter en si bon chemin… iRobot souhaite en effet continuer à démocratiser la connectivité et ce, sur toutes les séries du Roomba : 600, 800 et 900. Participant de cette volonté, la sensibilisation du consommateur à la valeur d’usage des équipements est un point essentiel pour l’industriel. « Il s’agit de faire comprendre aux potentiels utilisateurs que le robot est un véritable aspirateur et pas un appareil d’appoint et cette démarche passe avant tout par la formation des vendeurs, tache que nous assurons avec une équipe de huit personnes présente en permanence sur le terrain », défend ainsi la Directrice Marketing et Communication iRobot France.
Bref, sur cet univers du PEM comme sur d’autres, l’innovation réelle et sérieuse – celle qui ajoute à la valeur d’usage du produit ! – joue un rôle majeur. A condition de faire passer le message au consommateur et en amont au vendeur. Au final, qu’il s’agisse d’équipements dédiés à la sécurité, au confort de la maison ou – comme évoqué plus haut – du PEM et du GEM, le consommateur est de plus en plus réceptif aux bénéfices produits des appareils connectés pour peu que ces derniers soient clairement repérables et associés à un véritable accompagnement sur le point de vente, voire à une offre de services ad hoc. En effet, l’IoT ne se résume pas à des nouveautés produits. Au contraire, il engage les acteurs du marché à repenser leur business modèle au profit d’une offre associant produit et services : alertes, SAV, livraison de consommables... Soit toute une offre additionnelle à créer à destination des consommateurs. Certains ont déjà une longueur d’avance sur ce point. Delta Dore, comme évoqué plus haut, propose son service de Télésurveillance TranquilliTY. D’autres misent déjà sur une offre multiservices. C’est le cas d’Orange avec Djingo, un nouvel assistant virtuel multiservice permettant d’interagir avec tous les contenus et services de l’écosystème Orange, que ce soit pour naviguer sur la TV d’Orange, pour piloter sa maison connectée ou même pour répondre à une question. Accessible depuis certaines applications Orange ou depuis la nouvelle télécommande du décodeur TV, Djingo dispose aussi de son propre speaker et se commande à la voix ou par écrit. Bref, véritable intelligence artificielle, Djingo apprend de ses utilisateurs afin de leur apporter des réponses toujours plus pertinentes.

Industriels & distributeurs : tous connectés !

Si le développement des services liés à l’habitat connecté passe par les industriels et les opérateurs de l’IoT, le mouvement peut également être accompagné par la distribution. Mieux, il peut relever de partenariat entre fabricants et enseignes. Le concept de boites aux lettres connectées et sécurisées lancé par Decayeux
– voir début de dossier – intéresse ainsi certaines enseignes… L’industriel vient même de décrocher un contrat avec la chaîne de magasins de bricolage Weldom. L’enseigne souhaite en effet installer des boîtes sécurisées devant ses magasins pour permettre des livraisons de commandes Internet en dehors des heures d’ouverture, le dimanche par exemple. Malin…
Qui dit service dit également en amont, accompagnement du consommateur. Avant même de se voir proposer produit et service, ce dernier doit en effet avoir été correctement informé sur l’offre et avoir compris les principaux bénéfices et avantages. Et c’est là que le bât blesse… Toujours selon les conclusions de la dernière étude du Smart Home Research Group, tout ou presque reste à faire pour les distributeurs français sur l’univers de l’habitat connecté. 70 % des consommateurs français interrogés se déclarent ainsi peu ou pas informés en la matière, avant de préciser que ce sont les canaux de distribution qui sont leur première source de renseignement. Résultat, ils ne sont que 11 % des sondés à juger bonne la communication des revendeurs autour des objets connectés pour la maison. Heureusement, certains ont une longueur d’avance en la matière.
C’est entre autres le cas de Cuisine Plaisir (groupe Findis). « Nos vendeurs sont régulièrement et directement formés par les industriels, c’est la condition sine qua non sur un univers aussi technique que celui de la cuisine connectée. D’autant que nous avons de fortes ambitions su ce domaine. C’est pourquoi nous référençons actuellement tous les produits connectés du marché dans nos familles de produits », confie Alexandre Favre, Directeur général Division ADC. Et de préciser : « nous construisons nos assortiments autour du PEM cuisson, robots chauffants, Cookeo et petit déjeuner ; nous avons aujourd’hui une dizaine d’équipements connectés en linéaires, mais nous allons multiplier les références très rapidement, le marché de la cuisine connectée représentant l’avenir pour nous ».

L’IoT en mode shop in shop

L’alimentaire suit également l’IoT de très près et certaines enseignes peaufinent déjà leurs assortiments. Carrefour vient ainsi d’ouvrir son premier concept à Chambourcy avec une offre de 200 références autour de la sécurité, du confort thermique, mais également des loisirs (casques audio, drones, etc.) et du bien-être (montre, pèse-personne, etc.). « Il s’agit de shop in shop de 50 m2 en moyenne sur lesquels le consommateur peut prendre en main les produits, visionner des démos et se familiariser avec l’univers de l’Habitat connecté », explique ainsi Matthieu de Sède, Category Manager Objets Connectés. Soit une approche transversale de l’IoT pour laquelle l’enseigne mise sur l’accompagnement du consommateur sur le point de vente via des displays expliquant clairement l’univers de la maison connectée, mais également une forte présence des marques en magasin. A l’image des circuits de distribution du bricolage, du GEM et du PEM, le circuit alimentaire semble par ailleurs vouloir parier – une fois n’est pas coutume ! – sur la formation des vendeurs. « Nous collaborons avec un institut spécialisé sur l’IoT pour former nos vendeurs, notamment sur les aspects les plus pointus comme la sécurité et le confort thermique », poursuit Matthieu de Sède. Bref, Carrefour met les moyens pour se positionner durablement sur l’habitat connecté et vise une vingtaine de shop in shop d’ici la fin de l’année…
Au final, à condition que leurs bénéfices produits soient clairement perceptibles par le consommateur et que leur vente soit assortie d’un véritable accompagnement en magasin voire d’une offre de services ad hoc, les équipements connectés devraient renforcer leur place ces prochains mois sur l’ensemble des secteurs de la consommation. La montée en puissance est d’ailleurs déjà perceptible sur certains secteurs notamment celui des biens techniques. D’autres devraient bientôt lui emboiter le pas tant le mouvement semble inexorable. Car l’habitat connecté constitue finalement bien plus qu’un marché. Un nouvel univers, un progrès profond et une évolution sociétale, le tout tendant à redéfinir la valeur d’usage de la maison en faveur d’une intelligence nouvelle participant d’une nouvelle forme d’habitat avec plus de fonctionnalités et toujours plus de services. On l’aura compris, l’Internet des Objets est en marche. Le potentiel est immense, mais – à l’image du Big Data – ni palpable ni chiffrable. L’essentiel est de rester connecté…

* Créé en juillet 2015, le Smart Home Research Group réunit la Fédération Française de Domotique (FFDomotique), la Smart Home & Buildings Association du Royaume-Uni (SH&BA) et la Smart Home Initiative Deutschland d’Allemagne (SHID).
** Caméras connectées.
*** Confluens créé en 2013, regroupe CDVI, Delta Dore, Hager, Legrand, Schneider Electric et Somfy autour d’un objectif : favoriser l’interopérabilité entre les équipements connectés.
*** Une barre de son est un type de home cinéma comprenant une enceinte centrale et éventuellement un caisson de basses. L’avantage des barres de son repose sur le fait que ce type de home cinéma ne nécessite pas l’installation et le branchement de plusieurs enceintes.
***** Le sondage Toluna QuickSurveys a été réalisé par Internet en France les 27 et 28 janvier 2017 auprès d’un échantillon de 1525 personnes de 18 ans et plus.