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CES Las Vegas 2018 : Bienvenue dans le meilleur des mondes…

Écrit par Philippe Méchin le 5 avril 2018. Rubrique Etats-Unis

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Ni Huxley, ni Orwell, ni Wells, ces grands écrivains pourtant experts en futurologie, pour ne citer que quelques-uns parmi les plus célèbres n’ont imaginé ce que nous avons vu lors de l’édition 2018 du CES de Las Vegas. Dans bien des domaines, leurs dystopies et autres uchronies sont aujourd’hui fort désuètes, face aux incroyables réalités des hautes technologies, conçues par les petits génies de l’informatique, dont les performances semblent sans limites. Faut-il s’inquiéter de ce monde en devenir, ou faut-il au contraire se réjouir de tous ces progrès qui vont nous mener vers un monde soi-disant meilleur, sans contraintes, sans maladies, sans risques. Serons nous tous assistés par des robots qui anticiperont nos désirs ? Cette intelligence artificielle dont tant d’experts se gaussent, sera-t-elle notre alliée ou notre meilleure ennemie ? Dans ce monde hyper connecté, quelle sera la place de notre libre arbitre, quels choix aurons-nous dans la conduite de nos vies ? Serons-nous des humanoïdes sans jugement, sans idées, tout juste bons à appuyer sur des télécommandes ?

Ces questions, il est impossible de ne pas se les poser durant ces journées folles à bien des égards. Folle en effet était la foule, folle était l’offre, folle était la météo, folle était la ville, pourtant bien experte en dingueries en tout genre, folle enfin était la présence française sur ce salon du bout du monde. De plus, et aussi loin que notre mémoire nous le permet, jamais nous n’avons assisté à un tel engouement médiatique, à une telle hystérie collective, à propos d’un salon professionnel à l’accès pourtant restreint. En effet, ne rentrait pas qui veut dans ce sanctuaire. Il fallait en effet justifier d’une activité liée aux métiers de l’électronique et des nouvelles technologies, pour obtenir ce fameux sésame permettant de pénétrer cette caverne d’Ali Baba du 21e siècle. Et comme nous sommes aux Etats-Unis, on ne badine pas avec règles d’attribution de ce fameux badge. Ceci n’a pourtant pas empêché une cohue infernale durant ces journées. A croire que la terre entière avait une bonne raison de visiter ce CES du bout du monde, Las Vegas n’étant pas l’endroit le plus accessible de la planète surtout pour les européens et les asiatiques, lesquels n’ont pourtant pas hésité à franchir les océans et les frontières après des voyages incertains peuplés de correspondances complexes, souvent affectées par les conditions météo hivernales qui règnent en cette saison aux Etats-Unis, et qui compliquent les vols. Sans parler des tarifs hôteliers qui n’ont rien d’amicaux. Qu’à cela ne tienne, les médias de tout poil se sont précipités par centaines après avoir sonné l’oliphant et le clairon bien des semaines, voire des mois avant l’ouverture du salon. Il n’était en effet pas une chaine TV, pas une radio pas un magazine qui n’ait annoncé le menu aux geeks affamés que sont devenus bien des habitants de la planète bleue à leur corps plus ou moins défendant.

Voyage en terre inconnue

C’est du côté de notre beau pays que les secousses de ce tremblement de terre ont certainement eu le plus de conséquences, puisque nous en étions une fois de plus un des épicentres, avec une incroyable armada de quelque 400 entreprises parties une fois de plus à l’assaut du continent américain, emmenant dans leurs cargaisons le fruit de leur imagination, de leurs recherches, ou encore leurs rêves de gloire et fortune. Manquait juste cette année le capitaine, un certain Emmanuel Macron, qui en se déplaçant, l’an passé, sur le CES en pleine campagne, a peaufiné sa stature de futur président du “Nouveau monde”. C’est de bonne guerre et cette stratégie a démontré son opportunité, c’est bien le mois que l’on puisse dire, et si le capitaine de cette armada a pris du galon, il n’en demeure pas moins que cette armada a appris à voguer. Tant et si bien qu’elle a permis une fois de plus à nos couleurs de se hisser à la seconde place du podium des nations les plus représentées sur le salon. Ce genre d’événement est suffisamment rare et mérite d’être salué à sa juste valeur. Il fut entre autres une des raisons qui ne peut qu’inciter à aller voir de plus près ce qui s’est passé sur cette incroyable plateforme qu’est le CES.
Seulement, et au-delà de cette présence française, qui se devait d’être signalée, la question était de savoir quelles priorités établir au cœur de cet immense champ d’action. Craignant d’infliger un inventaire à la Prévert de cette noria de nouveautés et innovations vues ici et là, décision fût prise de noter tout ce qui pouvait interpeller dans cette expédition au pays des nouvelles technologies, à travers le journal d’un voyage, en terre la plus souvent inconnue.

Lundi 8 janvier

Me voilà déjà un peu fourbu après toutes ces heures d’avion, ponctuées par une escale trop courte à Minneapolis, ce qui m’oblige à quémander l’autorisation de passer en priorité un contrôle douanier trop tatillon. Vu la longueur de la file d’attente et le zèle des douaniers, je crains de manquer ma correspondance. Seulement, rien à faire. Je me heurte à l’intransigeance des services de police, et comprends vite qu’il est inutile d’insister. Heureusement, après ces moments de stress, je monte de justesse à bord, tandis que l’hôtesse ferme la porte en me jetant un coup d’œil réprobateur, en regardant sa montre. Après trois heures de vol sans histoires, je commence à apercevoir les terres arides du Nevada. Première surprise le ciel est curieusement gris. Le commandant annonce un temps nuageux et pluvieux ce qui arrive aussi souvent qu’une tempête de Neige aux Seychelles. Ces ondées ne sont que le prélude à un déluge qui va s’abattre sur la ville, dont les conséquences seront assez terribles. Toujours est-il qu’une fois débarqué dans ma chambre d’hôtel, je cours avec mon parapluie m’enregistrer, et récupérer mon badge dans un des hôtels du fameux strip. Premier couac d’une longue série, la queue est interminable, et un bug informatique m’empêche finalement de le récupérer. Dépité, fatigué, et légèrement irrité je regagne ma chambre sous une pluie qui s’intensifie. Je me dis que nous sommes dans un désert, et que demain le soleil retrouvera sa place habituelle.

Mardi 9 janvier
Nuages à l’horizon

Les prévisionnistes de la météo avaient hélas vu juste. Il pleut, et tout s’en trouve bouleversé. Impossible de trouver un taxi. Finalement je me rabats sur une navette qui refuse d’aller plus loin que le sands, l’autre plateforme, en raison d’un trafic apocalyptique, puis finalement change brutalement d’avis pour nous déposer au LVCC (Las Vegas Convention Center). Et là, c’est déjà la confusion. Il tombe des seaux, et chacun cherche d’abord à s’abriter, tandis que pour ma part je me lance dans la chasse au précieux badge que je finis par récupérer après une nouvelle séance d’attente digne d’une queue dans un magasin roumain au temps de Ceausescu. Ainsi équipé, je me lance dans l’arène ou chaque pas est un exploit, tant la foule est dense. Me voici donc dans le hall réservé aux produits électroniques grand public, et là j’ai un grand choc. Une bonne partie des surfaces d’exposition est occupée par les fabricants chinois. On ne voit qu’eux. Ils se nomment Haier, Huawei, TCL, Hisense, Changhong, pour ne citer que les plus connus et semblent connaître un joli succès sur le marché américain, comme me le confirmera plus tard Fréderic Langin, Directeur général ventes et marketing chez TCL. Heureusement après exploration un peu plus poussée, je m’aperçois que nos amis coréens ne lâchent pas l’affaire, à l’exemple de LG, et Samsung qui proposent un florilège de nouveautés et innovations. Du côté Japonais Sony tient également fort bien son rang, en balayant un nombre conséquent de familles de produits, dont une gamme d’appareils photo hybrides de qualité et de belle facture. Ces derniers sont à peu près les seuls types de modèles à résister sans un marché déprimé, phagocyté par les smartphones. Panasonic, l’autre grand nom, fait quasiment l’impasse sur le grand public en se positionnant sur une offre destinée aux professionnels, notamment dans le secteur de la conduite autonome. Quoi qu’il en soit, ce sont les téléviseurs qui semblent crever l’écran, tant l’offre est abondante. La 4K est omniprésente, dotée d’artifices techniques destinés à améliorer la couleur (wide color gamut et quantum dots). L’effet est saisissant, mais un peu agressif. Chacun appréciera selon ses goûts. Néanmoins la course à l’échalote continue dans le domaine technologique, puisque certains constructeurs se positionnent déjà sur le 8k ! Mais c’est surtout dans le domaine des contenus que la bataille se joue, tant et si bien qu’un téléviseur ne se regarde plus, il se pilote au gré des envies des consommateurs dans ses choix programmatiques. Il contient toujours plus d‘applications embarquées, afin d’ajouter de la valeur d’usage au produit. Si sa taille s’agrandit, il est toujours plus plat. Quant au marché, il est toujours sensible aux grands évènements, et la coupe du monde de football sera une fois encore, à n’en pas douter un accélérateur de décision d’achat.
Technologie toujours et encore dans le domaine de l’électroménager, ou les fabricants ne ménagent pas leurs efforts, pour rendre leurs produits plus connectés. Il semble cependant que les réfrigérateurs intelligents ne connaissent qu’un succès de curiosité. La ménagère reste encore maîtresse de son destin dans ses choix, et c’est tant mieux. Il est tard, et je quitte les lieux. La pluie n’a pas cessé de tomber, la file de taxis est interminable, le trafic épouvantable. Décidément Las Vegas n’est pas conçu pour supporter ce genre d’intempéries. Je vais en avoir la preuve dès le lendemain.

Deuxième jour :
Le coup de la panne !

Le soleil est enfin de retour, et la ville semble retrouver peu à peu ses esprits, même si le trafic et l’accès aux sites reste compliqué. Seulement, une très mauvaise surprise attend les visiteurs. Alors que je déambule dans une partie de l’espace haute fidélité qui soit dit en passant semble un peu maigrelet, à part quelques platines vinyl de belle facture, il faut dire que l’offre est atomisée sur plusieurs sites ce qui ne simplifie pas la lisibilité, voilà-t-il pas que je me retrouve plongé dans le noir, en raison d’une panne d’électricité. Incroyable ! Le temps de procéder à une évacuation des halls dans le calme, et les agents de sécurité ferment tous les accès. Il paraît que la raison en incombe aux trombes d’eau tombées la veille, lesquelles ont provoqué un court-circuit. Tout le monde se retrouve dehors, et comme personne ne sait combien de temps la plaisanterie va durer, la majorité des visiteurs se ruent vers les autres sites, et notamment vers le Sands.
Après de longues minutes perdues dans les embouteillages, je finis aussi par y arriver. C’est donc le moment d’aller voir du côté de chez nos compatriotes qui occupent massivement, c’est le moins que l’on puisse dire, un espace appelé Eureka Park, avec un nombre d’exposants estimé à 380 auxquelles il faut également ajouter la présence d’entreprises de renom comme La Poste, Faurecia, Engie, Valeo, etc., présentes sur d’autres secteurs. Sans oublier un espace dédié à la maison intelligente qui accueillait des acteurs comme Leroy Merlin, Somfy, Netatmo ou encore le groupe Muller. Mais c’est cette fameuse zone Eureka que nous voulions absolument explorer tant elle a fait parler d’elle. En tout cas, il faut savoir que la France représentait 8 % du total des exposants sur ce CES ! Cette French Tech est donc une réalité que nul ne peut plus ignorer. Elle a d’ailleurs été légitimée en remportant 2 awards et en étant nominée 31 fois. Certes toutes ne deviendront pas des licornes, mais elles démontrent un vrai dynamisme, une véritable expertise, et font honneur à nos couleurs. Il n’en reste pas moins vrai, qu’il y aura aussi des pertes, comme sur tous ces marchés aux couleurs de l’Eldorado, mais qui ne se conquièrent jamais facilement. A titre d’exemple, il faut savoir que 60 % des 190 sociétés présentes l’an passé ne sont pas revenues, ce qui fait beaucoup. A ceci bien des raisons. Signalons d’abord que la majorité de celles qui proposaient des solutions BtoB n’avaient rien à faire dans un salon comme le CES, dont l’offre est d’abord dédiée au marché grand public. Même punition pour les sociétés de service déguisées en start-up produit, mais que ne sont pas équipées en industrialisation et encore moins en marketing. Et que dire des solutions logicielles, très difficiles à valoriser ? Enfin trop de start-ups ne sont pas équipées pour affronter la compétition mondiale, même si certaines bénéficient du soutien de régions. Des régions un peu trop envahissantes qui ont plutôt perturbé la cohérence de cette French Tech. Enfin et dans le domaine des reproches, ajoutons ce que l’on pourrait appeler le syndrome du village Gaulois, trop concentré sur lui même, ou l’on pratique un peu l’entre soi, avec une impression de manque d’ouverture sur le monde. Quant à l’offre globale, elle se positionnait principalement objets connectés, qui restent quoi qu’on en dise un des marchés les plus difficiles. Le reste était éparpillé selon une vingtaine de catégories d’où émergeaient les secteurs de la santé et des transports. Néanmoins et au-delà de toutes ces observations, nous n’avons pas à rougir de nos start-ups si nous les comparons à celles d’autres pays. Il faut juste réaliser qu’il y aura beaucoup d’appelés et peu d’élus, surtout dans le domaine des objets connectés.

Troisième jour
Au gré du vent

La foule est toujours aussi dense, au même titre que le trafic. Mais il fait beau, et l’atmosphère se réchauffe. Cependant, j’ai perdu beaucoup de temps avec cette panne de courant qui a finalement duré plusieurs heures. De plus les liaisons téléphoniques sont saturées, calamiteuses. Les SMS ne fonctionnent pas non plus, ce qui m’oblige à modifier mes plans et d’organiser ma visite en désordre, au gré du vent. Ce n’est pas la fin du monde, mais tous ces dysfonctionnements démontrent de graves lacunes dans le domaine de l’organisation. Bref, il faut faire avec, et mes pas me mènent vers un secteur qui fait beaucoup parler, à savoir celui de la maison intelligente. Bonne pioche, car il y en a justement de l’intelligence sur cet espace et celle-ci est française. Avec le concept d’interopérabilité, nous touchons enfin la pertinence de la connectivité. Désormais, les objets et appareils de la maison peuvent échanger des informations permettant d’optimiser leur rendement sans autre contrainte via une application nommée Enki, lancée par le groupe Leroy Merlin. Cette application doublée d’une simple box permet à différents équipements de la maison de dialoguer au service du consommateur sans contrainte ni obligation de référencement dans l’enseigne, même si les entreprises qui les commercialisent sont malgré tout fournisseurs. Néanmoins peu importe les négociations, le volume de ventes, les marges arrière, etc. Il s’agit avant tout d’offrir au consommateur, un service complet d’optimisation de fonctionnement et donc de rendement de tous les équipements de la maison, Legrand, Somfy, Netatmo sont d’ores et déjà partenaires dans l’affaire, et tout laisse à penser que très prochainement bien d’autres les rejoindront. En plus, toutes ces entreprises ont eu l’intelligence de se regrouper sur un même espace afin de prêcher la bonne parole et de démontrer la cohérence du système. C’est peut-être à notre avis une des innovations majeures dans le domaine de la maison intelligente.
La santé ; le bien-être a également été à l’honneur sur le CES. Si de nombreuses solutions semblent appelées à un avenir certain, notamment à l’attention d’une population qui voit le nombre de ses seniors augmenter, nous ne pouvons que rester un peu sceptiques sur la prolifération d’appareils de diagnostic, à rendre hypocondriaque, si l’on se met à les essayer. Nos amies les bêtes profitent elles aussi des progrès de la technologie avec toute une offre de produits connectés, destinés à leur bien-être, leur surveillance et leur santé. Beaucoup de ces solutions touchent cependant au ridicule. Je poursuis mes pérégrinations vers les ordinateurs et tablettes, qui manifestement n’ont plus le vent en poupe. Leurs ventes continuent de s’effriter au profit des smartphones, devenus véritables couteaux suisses. Toutefois ils restent incontournables pour bien du monde., notamment pour les salariés des entreprises du tertiaire. Si le marché est cependant saturé, il reste dominé par les mêmes acteurs. Ils se nomment Lenovo, Asus, Dell, HP et bien entendu Apple. Non loin, se tient tout ce qui concerne la réalité virtuelle et la réalité augmentée, ont on peut dire que ces technologies sont loin de casser la baraque.
Je ne me suis pas rendu compte de l’heure, et la nuit tombe déjà, il va être temps de regagner la sortie. Je regarde l’heure sur l’espace des montres connectées, qui ne semble guère florissant, à part Apple qui domine le marché sans pour autant réaliser les ventes espérées.

Quatrième jour
Cette révolution qui vient

Avec environ 4 000 exposants, j’ai sans doute dû rater quelques secteurs, mais je suis pris par le temps et je tiens à découvrir ce que sera notre monde de demain, et ce qui finalement procure le vrai résonnement médiatique du CES, et son succès. Me voilà donc propulsé vers les hautes sphères d’un monde qui devrait changer nos vies, d’ici quelques années. Finalement, à bien regarder, je m’aperçois que c’est ce qui finalement attire vraiment les visiteurs, désireux de savoir ce que sera leur vie. Aussi ne faut-il pas s’étonner de découvrir que la vraie vedette du CES, c’est la voiture autonome. Ce qui prouve deux choses. La première, c’est que le nombre considérable de solutions destinées à conduire nos voitures d’un point à un autre à notre place fascine. La seconde, c’est que cette foule qui s’agglutine sur ces stands et animations démontre que l’automobile reste un secteur très sensible. Symbole de notre indépendance, cette voiture autonome garantira-t-elle encore notre liberté de mouvement., la question est posée vu la vitesse à laquelle avance cette technologie. Sinon, il reste les drones transporteurs de voyageurs ! Ces mêmes drones capables de tout faire, comme d’explorer les océans, ensemencer les champs agricoles, et aussi de tuer. Tout ceci est bien entendu guidé par l’intelligence artificielle, sur laquelle des armadas d’ingénieurs travaillent. Lorsque l’on se penche un peu sur le sujet, il est aisé de s’apercevoir que son champ d’application est infini, laissant entrevoir des conséquences sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Quant à nos robots, ils ne seront probablement pas aussi gentils que Aibo, le toutou de Sony qui répond à votre appel en frétillant de la queue. Beaucoup vont y laisser des plumes. Toutes ces avancées vont bouleverser nos vies comme jamais. Ne nous leurrons pas des millions d’emplois vont disparaître. Quel type d’activité va les remplacer ? Comment vivrons-nous lorsque nous serons tous connectés à notre corps défendant ? Cette révolution qui vient n’a rien à voir avec la précédente visible, bruyante, palpable, venue d’Angleterre et accompagnée par le vieux continent. Celle-ci est mondialisée diffuse, silencieuse, conçue par dans des laboratoires et centres d’études secrets. Elle nous dépossède de bien des espaces de nos libertés individuelles fondamentales au nom du bien commun. Je ne sens pas à l’aise, dans cet univers. Probablement est-ce dû à la fatigue et à ce séjour au cœur de cette débauche de technologie.IL est donc temps de quitter ce “meilleur des mondes”, ce que je fais de ce pas, heureux dans la perspective de retrouver mon chez-moi, sans assistant personnel Google, pour venir me perturber avec sa voix nasillarde de synthèse, sans robot chien, en tournant les pages d’un bon livre…•