Imprimer

Teka le retour

le 17 janvier 2019.

20190117 tekaA gauche, Stéfan Hoetzl, PDG du groupe Teka et Jean-Christophe Nicodème, Président France.


Nos lecteurs s’en souviennent-ils ? Teka, marque espagnole d’encastrable, a été présente en France durant de longues années, mais encore sans grand succès, il faut bien le dire. « Nous n’avions pas les bons produits », explique Jean-Christophe Nicodème, nouveau Président France. La marque a disparu de nos contrées, il y a environ 10 ans.

Mais, il faut bien le reconnaitre, le nouveau Teka n’a plus rien à voir avec l’ancien. Il y a, bien sûr, les produits : sympa (?), avec quelques innovations originales qui n’existent pas sur le marché : des fours avec deux modes de nettoyage (pyrolyse et hydroclean) qui permettent - grâce à une ventilation astucieuse - une protection des côtés des meubles, possèdent également des aérations sur le côté, une machine à café multi capsules encastrable, des plaques de cuisson aux coins biseautés, des fours compacts 45 cm abordables (environ 5 à 600 euros), etc. Au global, une belle gamme, entièrement fabriquée dans les 15 usines de Teka (cuisson, plaques à induction, four à micro-ondes, hotte, évier, robinets) situées en Europe, Amérique et Asie. Les seuls produits qu’ils ne produisent pas sont le froid et le lavage mais ils complètent la gamme, dans ces domaines, avec des frigos et lave-vaisselles de producteurs reconnus, sous la marque Teka. Et puis, surtout les hommes. Le PDG du groupe Teka est Stéfan Hoetzl, l’ex-patron de BSH France qui, bien sûr, est allé chercher Jean-Christophe. Une équipe qui fonctionne et a toujours entretenu des liens amicaux.
Mais pourquoi donc ce retour en France ? Teka a été fondée en 1924 et a investi la planète de l’électro-encastrable. Elle emploie 4 000 personnes et sort 4,6 millions d’appareils par an. Elle affiche un CA mondial de 800 millions d’euros. Il faut dire qu’elle appartient au très puissant groupe germanique, Héritage B, qui possède Teka, mais également Thielmann (leader mondial des fûts de bière avec 35 % de part de marché). Elle possède également une activité sanitaire et de robinetterie. Outre Teka, elle a racheté, il y a plus de 20 ans la marque Kupperbusch. Cela rappellera des souvenirs aux plus anciens. Cette marque a été assez vivace dans le Nord de la France. Bonne nouvelle, elle reviendra en France, mais pas avant un an : « Il ne faut pas courir plusieurs lièvres à la fois », commentent nos interlocuteurs.
Bref, vous l’aurez compris, chers lecteurs, une marque qui, de surcroit, réalise 69 % de son CA en Europe, ne pouvait continuer d’ignorer le marché français, 2e marché européen. Bien évidemment, les ambitions pour les premières années sont modestes (mais pas tant que cela). En effet, si l’année 2018 est une année d’implantation, 2019 devrait permettre de réaliser un CA de 5 millions d’euros. Mais, je vous entends, chers lecteurs, sur ce marché très concurrentiel de l’électro-encastrable, comment une nouvelle marque peut-elle trouver sa place ? Grâce à une politique commerciale issue du savoir-faire de nos dirigeants, à savoir : service, agilité, disponibilité et originalité. Tout ceci s’appuiera sur un contrat de distribution sélective : « Nous voulons privilégier les revendeurs qui possèdent un show-room et montrent les produits », dévoile Jean-Christophe Nicodème.
Restent deux points importants qui sont la logistique et le SAV. Pour la logistique, Teka travaille avec Logistique XPO (groupe Norbert Dentressangle) et pour le SAV avec la Compagnie du SAV, qui comprend 156 techniciens sur l’ensemble du territoire.
« Tous nos vœux de succès à ces nouveaux et anciens entrants ! » l

20181210 aod1