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Résultats semestriels du groupe SEB : Un objectif de croissance revu à la hausse

le 17 janvier 2019.

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A gauche : Thierry de La Tour d’Artaise, Président-directeur général du Groupe Seb & Bertrand Neuschwander,
Ex Directeur général délégué du groupe Seb.


Tout va bien pour le Groupe Seb qui, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue fin juillet à Paris, a annoncé avoir relevé son objectif de croissance organique des ventes pour 2018 ! Une décision prise après que le premier semestre s’est montré dynamique, grâce, notamment, à la Chine et à la région Europe/Moyen-Orient/Afrique (EMEA).

Les achats de téléviseurs motivés par la Coupe du monde de football, n’auront pas porté plus préjudice que cela au groupe Seb. Le fabricant français, spécialiste du petit électroménager, est - comme nos Bleus - champion du monde : il affiche, en effet, une croissance organique en hausse de 7,4 % au premier semestre, contre 5 % attendu ! Selon ses résultats, publiés le mercredi 25 juillet, le groupe a vu ses ventes dépasser les 3 milliards d’euros (3 025 M€). Un chiffre en hausse de 2,9 % (+ 7,4 % en organique) sur un an, à taux de change et périmètre constants. Une très bonne première moitié d’année 2018, donc, qui porte ainsi le bénéfice net du géant à 91 millions d’euros (en hausse de 9,5 %)... en dépit d’un environnement considéré comme plus hostile que prévu, sur les matières premières et les devises. Si le groupe s’est vu pénaliser sur le semestre par un effet devises (- 16 millions d’euros), équivalent à celui des 6 premiers mois de 2017, cela ne l’a pas empêché pour autant de relever ses prévisions de croissance.
Même le léger repli (- 2,9 %) du Résultat Opérationnel d’Activité (Ropa) observé semble loin d’être perçu comme une source d’inquiétude pour le fabricant, qui affiche clairement son optimisme. « La baisse organique du Résultat Opérationnel d’Activité doit être mise en perspective d’un historique 2017 exceptionnellement élevé, à la fois sur l’ancien périmètre du Groupe (croissance organique de 34 % au 1er semestre 2017) et sur WMF », indique Seb dans son communiqué de presse. Ainsi, toujours à taux de change et périmètre constants, le Ropa de cette belle première moitié d’année s’élève à 208 millions d’euros, contre 224 millions au premier semestre 2017.

Dynamisme chinois

La force du groupe Seb ? Elle réside - entres autres - dans la consommation des ménages de la zone EMEA (avec de belles performances réalisées en Turquie, en Pologne ou encore, en Ukraine ; en France, la légère baisse des ventes du 2e trimestre - en raison du Mondial de football - a conduit à la stabilisation du chiffre d’affaires sur le semestre). Et de fait, cette dernière représente aujourd’hui 51 % des ventes du fabricant (+ 2,1 % à taux de change et périmètre constants). Mais pas que : la Chine, avec la marque Supor qui commercialise articles culinaires et petit électroménager de cuisine, réalise, elle aussi, une croissance remarquable. « Waouh », comme dirait Bertrand Neuschwander, Ex Directeur général délégué du groupe. Elle pèse 28 % du chiffre d’affaires du géant originaire de la région lyonnaise (contre 23 %, un an auparavant). « C’est une performance exceptionnelle et qui dure dans le temps, grâce - notamment - à l’essor de la vente en ligne », souligne-t-il, par ailleurs. Alibaba, comme le Gafa, Amazon, est un réel vecteur de ventes. « Le online représente, assurément, une part importante de notre croissance. Près d’un tiers de notre chiffre d’affaires doit être fait en ligne. Mais en réalité, il est difficile de le chiffrer », précise cependant Thierry de La Tour d’Artaise, Président-directeur général du groupe Seb.
L’e-commerce, un canal qui permet au fabricant français de limiter, autant que possible, la casse sur le marché américain. Et de fait, très fortement perturbé, celui-ci est en régression de 3,9 %. Si ce semestre est impacté par un historique 2017 élevé (en raison du lancement d’une nouvelle gamme d’électrique culinaire Krups), le bon deuxième trimestre, en articles culinaires et en soin du linge, devrait aider à la stabilisation des ventes au second semestre... de la même manière que la continuité du développement des ventes en ligne !

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Objectifs du second semestre

« Tant que nous ne sommes pas leader sur les marchés matures, nous avons encore du travail à faire », tient à faire remarquer le PDG à l’ensemble de l’auditoire. Ainsi, malgré un léger recul du résultat opérationnel d’activité (coûts des matières premières moins importants que ceux d’aujourd’hui ; effet devises avec les dépréciations de la livre turque et du rouble, par exemple), c’est avec confiance que ce second semestre est placé sous le signe de la poursuite. La poursuite d’une croissance rentable pour le Groupe grâce - entres autres - à la bonne dynamique en EMEA, à la croissance chinoise, à la stabilisation des ventes aux Etats-Unis au second semestre, et à la capitalisation de la reconfiguration du site industriel d’Itatiaia (Brésil), d’une part, et la poursuite de l’intégration de WMF, d’autre part.
Le groupe poursuit également l’objectif de réduction de sa dette. Et ce, bien que celle-ci, au 30 juin 2018 s’élevait à 2 milliards d’euros (en légère progression par rapport à 2017 où elle atteignait 1,9 milliard d’euros) à la suite d’investissements. Fin 2018, le ratio dette nette/ebidta ajusté devrait, ainsi, être inférieur à 2.•