Imprimer

Gifam : Au service du consommateur

le 4 octobre 2016.

Depuis son élection début 2016, à la présidence du Gifam, Alexander Lohnherr multiplie les actions pour que l’ensemble de la filière Électroménager soit mieux perçue par le consommateur, en particulier à travers des services de conseils d’achat et d’après-vente.

20161004 gifam ouv

« Les marques investissent plus de 1,4 milliard d’euros en Recherche & Développement en Europe, affirme Alexander Lohnherr, et le consommateur a pourtant souvent une mauvaise perception du secteur, évoquant parfois une sorte de conspiration de l’industrie liguée contre ses intérêts… Or, répétons-le, l’obsolescence programmée n’existe pas ! ».


Heureux et fier de représenter la filière de l’électroménager à la présidence du Gifam (Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils ménagers), Alexander Lohnherr insiste pour montrer que le Groupement est un outil puissant au service de la filière, qu’il accompagne et aide à anticiper les évolutions d’un point de vue marketing, économique, logistique et réglementaire. C’est une filière de qualité, et il entend que cela soit su par les consommateurs comme par les pouvoirs publics. « Les marques investissent plus de 1,4 milliard d’euros en Recherche & Développement en Europe, affirme Alexander Lohnherr, et le consommateur a pourtant souvent une mauvaise perception du secteur, évoquant parfois une sorte de conspiration de l’industrie liguée contre ses intérêts… Or, répétons-le, l’obsolescence programmée n’existe pas ! ». Pour preuve de l’engagement de la filière sur la durabilité des produits, une Journée nationale de l’entretien et de la réparation a été organisée le 4 juin dernier. De nombreuses animations se sont déroulées sur l’ensemble du territoire dont un Village de l’Entretien et de la Réparation sur le parvis de la Gare Saint-Lazare à Paris. Cette journée s’inscrivait dans le cadre de la Semaine Européenne du Développement Durable, qu’elle clôturait. Elle avait l’objectif d’encourager les Français à entretenir et à réparer leurs appareils électroménagers. Une démarche  incitant à diminuer massivement le nombre d’appareils transformés parfois inutilement en déchets. Revenant sur l’événement, Alexander Lohnherr, Président du GIFAM précise : « Nous savons que les Français n’entretiennent pas suffisamment leurs appareils électroménagers alors que cette maintenance préventive est un moyen efficace d’éviter de nombreuses pannes. Nous savons aussi que près de 40 % des consommateurs ne font pas réparer leurs appareils. Le mythe de l’obsolescence programmée dans l’électroménager persiste injustement et n’encourage pas à la réparation. Or tout un réseau de réparateurs existe, une filière méconnue pourtant créatrice d’emplois qu’il s’agisse de réparateurs indépendants, de la distribution, des marques ou d’autres formes collaboratives ». D’ailleurs, à Albi comme Biarritz, Le Puy-en-Velay ou Saint-Etienne, des réparateurs se sont mobilisés, ouvrant les portes de leurs ateliers pour faire découvrir leur profession et valoriser leurs savoir-faire. Premiers témoins de l’état des appareils qui passent entre leurs mains expertes, les réparateurs constatent que la plupart des problèmes de fonctionnement résultent d’un défaut d’entretien des appareils. Nombre de fers à repasser ou de machines à café par exemple sont souvent seulement entartrés. Par ailleurs, conscient de son rôle d’information auprès des consommateurs, le GIFAM dispense, sur le site www.choixresponsable.fr, de nombreux conseils pratiques sur l’achat, l’entretien, la réparation et le  recyclage des appareils.

Réparation ou rachat, à chacun de choisir

Outre cette mobilisation pour expliquer au plus grand nombre que les appareils électroménagers sont conçus pour durer et qu’ils sont réparables, le Gifam, particulièrement concerné par les sujets dits environnementaux (consommation d’énergie, recyclage, éco-conception…), est aussi devenu membre de l’institut de l’économie circulaire. L’engagement de la filière sur la durabilité des produits se traduit aussi par l’appui du Gifam sur le décret “pièces détachées” de la loi Hamon, imposant aux fabricants d’indiquer la durée de disponibilité des pièces détachées des appareils mis sur le marché. D’ailleurs, ajoute Alexander Lohnherr : « Le Gifam se mobilise aussi aux côtés des associations de consommateurs, pour que soit rendue obligatoire l’information qu’il n’existe pas de pièces détachées pour un appareil quand c’est le cas ». Cette sensibilisation du public à la possible réparation des produits peut même devenir, selon le Gifam, un élément de stratégie et de différenciation des marques. D’autant que ces marques évoluent vers le développement d’appareils connectés capables d’alerter le consommateur en cas de dysfonctionnement, et donc de le prémunir de certaines pannes. Reste que la marge est grande, et que le but est de trouver le bon équilibre entre réparation et renouvellement d’appareils trop anciens et trop énergivores comparés aux appareils d’aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’aboutir absolument à la réparation de l’ensemble des 6,8 appareils de gros électroménager et 14 de petit électroménager dont disposent en moyenne les foyers français… Rappelons-nous que 40 % de consommateurs renouvellent leur équipement électroménager avant sa fin de vie, et pas forcément suite à une panne. Plutôt en raison d’un déménagement, de travaux de cuisine,, ou par souhait de profiter de nouvelles fonctionnalités. Le consommateur reste effectivement friand d’innovation, et se laisse tenter par une offre plus alléchante avec un service amélioré, des consommations énergétiques diminuées ou des consommations d’eau elles aussi en baisse. Autant de raisons participant à la bonne santé du monde de l’électroménager qui a moins connu la crise que d’autres secteurs. En effet, en 2015, la filière a enregistré une hausse de son chiffre d’affaires de 3,7 % pour les produits de gros électroménager et de 6,5 % pour les produits de petit électroménager. Les univers du froid (+27 %), du lavage (+42 %), mais aussi celui des centrifugeuses (+42 %) s’étant particulièrement distingués. De manière générale, les appareils dédiés à la préparation culinaire ont connu en 2015 une croissance de 17 %, avec notamment les blenders, les appareils à fabriquer des soupes et les robots. Quant au segment beauté, il a progressé de 4 %, tiré par l’épilateur à lumière pulsée. Le tout favorisant un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros pour l’ensemble de la filière. En termes de distribution, le Gifam confirme que pour les ventes de petit électroménager, les hypermarchés sont au coude à coude avec les magasins spécialisés alors que la différence tourne largement à l’avantage de ces derniers lors d’un achat de gros électroménager. Enfin, les ventes via le web s’affirment quant à elles, en constante augmentation.

Sabine Alaguillaume