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Fédération du Commerce Associé (FCA) : Forme olympique !

Écrit par Sabine Alaguillaume le 28 septembre 2016.

20160928 FCA Eric PlatLes chiffres bilan de la Fédération du Commerce Associé (FCA), dévoilés fin mai, affichent une progression de 3 %. Belle performance pour un modèle économique créateur d’emplois et résolument stimulant pour la croissance du pays.

Intermarché, E. Leclerc, Gedimat, Weldom, BricoMarché, Monsieur Meuble… Toutes ces enseignes ont pour point commun de faire partie du commerce associé et fonctionnent donc en coopérative. Une orga­nisation où l’homme est au cœur au système. Une organisation qui performe puisque « depuis 12 ans, les chiffres sont en progression constante », confirme Alexandra Bouthelier, Déléguée générale de la FCA. Et, en 2015, les enseignes du commerce associé ont encore tiré leur épingle du jeu. Elles ont ainsi enregistré une croissance de 3 % (+ 1 % en 2014), sur un marché du commerce de détail affichant quant à lui une croissance étale. Le chiffre d’affaires s’élève à 146,9 milliards d’euros, soit 7 % du PIB.
« C’est énorme, puisque c’est autant que l’industrie automobile (95 Mds €) et l’industrie aéronautique (51 Mds€) réunies », se réjouit Eric Plat, Président de la FCA. Ajoutant ensuite, « Nous sommes amortisseurs de crise et accélérateurs de croissance pour le pays ». En termes de part de mar­ché, le Commerce Associé représente 30,5 % (25,7 % en 2006), soit près d’un tiers du commerce de détail. « Les groupes intégrés sont du même ordre, les franchisés représentent 17 % et il reste de moins en moins d’indépendants », précise Eric Plat. Autre éclairage sur la dynamique de ce modèle économique : il emploie 541 169 salariés, dans quelque 44 941 points de vente (+ 1 071) détenus par 32 430 entrepreneurs associés (+ 1929) « jouant pleinement leur rôle de dynamiseur de l’économie locale », puisque la majeure partie des emplois sont non délocalisables. En effet, implantés à 79 % dans les petites et moyennes villes de France (moins de 90 000 habitants), les chefs d’entreprises du commerce coopératif et associé sont des acteurs de proximité de premier plan. Propriétaires de leurs affaires et de leur réseau/enseigne, ils en sont les acteurs et les décideurs. 178 enseignes nationales étaient recensées l’an dernier, et 94 groupements de commerçants de dimension nationale, officiant dans plus de 30 secteurs d’activité (alimentation, habillement, immobilier, automobile, pharmacie et parapharmacie, tourisme restauration, équipement de la personne, construction, meubles, etc.).

La force d’appartenir à un groupe

Un autre chiffre dénote aussi bien de la pertinence du modèle : à 3 ans, 95 % des entreprises créées sont toujours en activité ! Un record quand l’on sait que dans le même temps, seuls 61 % des commerces de détail sont encore ouverts ! L’appartenance à un groupe est certainement une force. Pour preuve, 70 % des entrepreneurs du Commerce Coopératif et Associé estiment que le groupement Coopératif et Associé les a aidés à obtenir des résultats supérieurs au marché. Ils sont aussi 74 % à affirmer qu’il leur a permis de résister à la crise. Rien d’étonnant en fait puisque, comme le précise Eric Plat : « Nous soutenons financièrement ceux qui ont des difficultés passagères. Une vraie solidarité peut pleinement s’exercer ». Et cela lui permet de conclure fièrement : « Nous sommes amortisseurs de crise et accélérateurs de croissance. Un modèle perçu comme alternatif depuis 120 ans et qui surperforme chaque année doit être considéré comme un atout pour l’économie du pays et un vecteur de progrès social ». Et la tendance devrait se pour­suivre puisque les adhérents font état de « 2 000 prévisions d’ouvertures » pour 2016.

Le souci de la transmission

Cependant, parallèlement à l’expansion des réseaux, la problématique de la transmission des magasins demeure. En effet, d’ici cinq ans, près de 6 000 points de vente du commerce associé chercheront des repreneurs, soit 13 % du parc total, pour l’essentiel à l’extérieur de l’entourage direct du cédant. Un chiffre assez impressionnant mais somme toute assez logique puisque l’âge moyen de l’entrepreneur type du commerce coopératif et associé se situe autour des 51 ans ! Par ailleurs, comme le rappelle Alexadra Bouthelier, « la plupart des réseaux ont été créés il y a plus de 50 ans. Donc aujourd’hui, nous arrivons à la fin de la deuxième génération ». Or, en 2015, seules 920 transmissions de commerces ont été enregistrées. Pour trouver un repreneur à chaque magasin en vente, il faudrait donc réussir près de 1 200 transmissions chaque année. Sinon, le “danger” pour un point de vente non repris par un commerçant indépendant est de tomber dans le giron d’un réseau intégré, ce que souhaitent évidemment éviter les acteurs du commerce associé.

Crédit photos : (1) Atol - (2) FCA