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Récylum et Éco-systèmes ne forment plus qu’un

Écrit par Aïssatou baldé le 16 février 2018.

20180216 Recylum eco systemes

Les organismes, Éco-Systèmes et Récylum, se regroupent au sein d’une organisation commune baptisée ESR. C’est à la fin du mois de mai que le rapprochement a eu lieu. Désormais, les deux organismes sont unis. Un rassemblement qui devrait leur permettre de mutualiser leurs forces pour optimiser le recyclage et atteindre les objectifs fixés par la Commission européenne.

Les deux structures ont pris la décision de s’unir pour ne former qu’une seule entité. Cette association a pour objectif d‘accentuer considérablement la collecte ainsi que le traitement des déchets d’équipements électriques et électroniques, des lampes, mais aussi des appareils extincteurs des ménages et des professionnels.
En effet, bien qu’étant deux organisations bien distinctes, le 1er janvier 2018, Éco-systèmes et Récylum fusionneront. Cette union devrait permettre d’accélérer le développement de la collecte, pour aboutir à un niveau de recyclage plus élevé, d’atteindre l’objectif réglementaire de collecte, mais également de poursuivre le développement de la filière.
Les objectifs de recyclage sont très importants. « Nous devons augmenter de 40 % la collecte de déchets », explique Christian Brabant, Directeur Général d’Éco-Systèmes. En 2016 déjà, 717 000 tonnes de déchets étaient collectées et 740 000 tonnes doivent l’être pour l’année 2019. Cette obligation concerne tous les pays de la zone Euro. Pour chaque famille de produits, les enjeux et les problématiques sont différents. Pour les lampes, le passage à la LED va compliquer la démarche, car elle représente aujourd’hui 50 % du marché. « Ce décalage entre l’achat et le peu de collecte, dû à la durée de vie des LED, rendra l’atteinte de l’objectif très difficile, dans les 5 à 10 prochaines années », confie Christian Brabant. Concernant les réseaux professionnels, l’enjeu est différent, mais tout aussi important. La collecte doit passer de 20 000 tonnes à 55 000 tonnes. Ce sont des attentes « extrêmement ambitieuses », selon Christian Brabant, car les secteurs sont aussi nombreux que divers, contrairement aux ménagers. Face à tous ces objectifs d’envergure, mutualiser les moyens et les ressources s’est imposé comme le moyen idéal, affirme Christian Brabant, qui ajoute que « Le regroupement des équipes va permettre de dégager des synergies ».

Une nouvelle organisation pour mutualiser les compétences

Cette nouvelle organisation est composée de quatre comités. Christian Brabant, anciennement Directeur Général d’Éco-Systèmes, sera le Directeur Général de ESR. Hervé Grimaud, qui était Directeur Général de Récylum, a été nommé Directeur Général adjoint et sera en charge des secteurs Lampe. Nathalie Isère, jusqu’alors Directrice Déléguée d’Éco-Systèmes, sera nommée Directrice Déléguée de ESR. C’est au 1er janvier que la fusion sera effective. Elle ne donnera lieu à aucune suppression de poste. En effet, les 130 postes seront conservés. « Pour aller dans le sens du développement, il nous paraissait primordial de conserver l’intégralité de nos équipes », déclare Christian Brabant. Le nouveau conseil d’administration sera composé de 12 collaborateurs issus d’Éco-Systèmes et 3 de Récylum, ainsi que de trois nouveaux actionnaires professionnels. L’ensemble des collaborateurs s’installera, à la fin du mois de novembre, dans les nouveaux locaux, à la Défense. Pour conserver les différents agréments dont bénéficiait chacune des entités, de nouvelles demandes ont été déposées.
Dans leurs activités respectives, les deux organismes sont très complémentaires. Récylum a développé de nombreuses solutions de collecte pour répondre à la diversité des détenteurs. De son côté, Éco-Systèmes à créer des partenariats avec les entreprises de recyclage de métaux et les gestionnaires de déchets. Alain Grimm-Hecker, ancien Président d’Eco-Systèmes s’est exprimé sur cette fusion : « Nous nous battons depuis toujours pour un modèle de filière environnemental et social à haute valeur ajoutée, pour le développement d’industries françaises innovantes. C’est une vision que nous partageons avec nos confrères. Nos activités sont complémentaires. Nous pensons plus utile d’unir nos forces que de répondre séparément aux exigences spécifiques de cette filière ». Cette opération de rapprochement a obtenu le soutien des ministères compétents. De plus, l’Autorité de la concurrence a confirmé que l’opération n’était pas soumise à son contrôle.
Les vœux ont été prononcés entre les deux sociétés qui vont dorénavant œuvrer ensemble, pour offrir le meilleur du recyclage aux particuliers et aux professionnels.•